Les enquêtes de L&M

Quelle est la place du médecin en cosmétologie médicale?

Us et coutumes, Consommation en Cosmétologie médicale.

Anne-Laure KIRCH,MD

CHU Henri Mondor. Créteil.

« La possibilité d’un diagnostic cutané personnalisé, de conseils adaptés ainsi que la confiance envers le monde médical sont les arguments les plus fréquemment cités par le grand public».

La définition des produits cosmétiques selon l’article L5131-1 du code de santé publique est très vaste et ouverte sur de nombreux champs d’application :

On entend par produit cosmétique toute substance ou mélange destiné à être mis en contact avec :

  • les parties superficielles du corps humain :
    • l’épiderme,
    • les systèmes pileux et capillaire,
    • les ongles,
    • les lèvres
    • et les organes génitaux externes
    • les dents et les muqueuses
  • En vue, exclusivement ou principalement :
      • de les nettoyer,
      • de les parfumer,
      • d’en modifier l’aspect,
      • de les protéger,
      • de les maintenir en bon état,
      • ou de corriger les odeurs »

 

Mais derrière cette définition, quel est notre rapport avec la cosmétologie au quotidien ?  Quelle est la place du médecin en cosmétologie médicale ? Décryptons cela au travers de témoignages selon une enquête faite auprès d’un panel de 100 personnes.

1.Alors que le budget annuel pour la cosmétologie varie de 360 euros à plus de 1000 euros par an selon les personnes interrogées, celui-ci dépend largement

    • des produits utilisés,
    • des prestations pratiquées,
    • de la fréquence d’utilisation.
    • De la crème classique jusqu’au soin « dernier cri » en institut, il y en a pour tous les goûts      et toutes les bourses.

2. Les deux cosmétiques qui semblent indispensables se rencontrent dans la salle de bain.

  • Le nettoyant pour peau est le produit phare pour plus de 50% des témoins, qu’il soit utilisé le matin et/ou le soir, celui-ci fait partie intégrante de la routine beauté.

  • La crème hydratante vient en seconde position, dont plus de 35 % ne pourraient se passer quotidiennement.

3. Les lieux où l’on retrouve ces produits cosmétiques sont nombreux :

  • Que ce soit en parfumerie, pharmacie, parapharmacie ou en salon d’esthétique.

  • Mais les cabinets médicaux et d’esthétique ne sont pas en reste pour trouver le soin adapté.

4. Plus de 80% des personnes interrogées semblent ouvertes à rencontrer un médecin pour réaliser une consultation de cosmétologie :

L’argument principal étant la connaissance des bases anatomiques et la physiopathologie cutanée. Qu’ils soient :

  • médecins esthétiques,

  • chirurgiens esthétiques

  • ou dermatologues,

  • Ils paraissent être des interlocuteurs privilégiés pour de la quasi-totalité de nos témoins.

5.La possibilité d’un diagnostic cutané personnalisé, de conseils adaptés ainsi que la confiance envers le monde médical sont les arguments les plus fréquemment cités.

  • Cette consultation de cosmétologie médicale serait d’autant plus appréciée pour les personnes présentant des troubles cutanées tels que l’acné, la couperose ou encore l’eczéma.

  • Pour plus de 50% des personnes c’est un moment privilégié pour découvrir la nature de leur peau, être orientés vers des produits adaptés et créer une routine cosmétique personnalisée.

  • Consulter un médecin pour de la cosmétologie semble être un acte de plus en plus décomplexé, certainement grâce à la démocratisation du sujet via les réseaux sociaux et la presse féminine.

6. Un autre point semble ressortir, c’est la place des produits cosmétiques biologiques.

  • Pour 25% des personnes interrogées, le fait de prendre soin de sa peau passe par des produits cosmétiques biologiques, voire vegans.

En guise de conclusion

La cosmétologie médicale avec sa consultation personnalisée, ses conseils orientés et la possibilité de disposer des produits spécifiquement adaptés à chaque peau semble prendre une place importante dans la routine beauté au quotidien.

*Une enquête réalisée auprès d’un panel de 100 personnes de différents milieux socio-économiques.